L’eau prend racine avec le goutte à goutte enterré

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Spécialiste de l’irrigation, Netafim a développé un système de goutte-à-goutte
enterré spécifique, utilisable pour l’irrigation du maïs. La solution permet,
non seulement d’apporter l’eau au niveau des racines, mais aussi des engrais,
tout en allégeant la tâche de l’irrigant.

Irriguer ses grandes cultures (blé, maïs, tournesol, colza…) au bon moment, au bon endroit, avec la bonne dose, tout en apportant de l’engrais : c’est aujourd’hui possible avec le système de goutte-à-goutte enterré. La société Netafim promeut la technique enFrance, après l’avoir développée avec succès en Israël puis en Amérique du Nord, sur maïs (fourrage, semences ou grains), cultures légumières, vignes et arboriculture. « Les gaines d’irrigation en polyéthylène sont enterrées entre 40 et 50 cm de profondeur, pour vingt ans », explique Loïc Debiolles, responsable développement agricole pour Netafim France. Comparé aux systèmes d’irrigation classique (pivot, canon, etc.), l’irrigation goutte-à-goutte enterrée permet en premier lieu d’économiser du temps, puisque l’installation fonctionne toute seule. « Il n’y a ni à déplacer ou ajuste le système pendant la saison ni à le démonter en fin d’année. Une simple surveillance suffit. » Un gain de temps, d’eau, de rendement et d’engrais ! Le goutte-à-goutte enterré amène également une économie d’eau. Avec un goutteur tous les 40 cm sur la gaine, et une gaine par mètre, l’eau va couvrir toute la surface et va surtout être délivrée au niveau des racines, ce qui réduit significativement les pertes par évaporation comparé à l’irrigation par aspersion. Les pertes par lessivage sont aussi réduites, puisque l’irrigant règle facilement la quantité et la durée de l’apport d’eau selon les besoins de la plante (voire de façon automatique avec des capteurs d’humidité, une station météo, etc). Au final, « l’efficience de l’irrigation d’une installation goutte-à-goutte est de 90 à 95 %, contre 60 à 70 % pour un pivot et 40 à 50 % pour un canon », chiffre Loïc Debiolles. Pour ces mêmes raisons, les adventices ont plus de difficulté à se développer. Autre atout du concept : le rendement à la parcelle est amélioré. Pour deux raisons. D’une part, toute la parcelle reçoit la même irrigation, tandis qu’avec un pivot, une partie de la surface est mal ou pas irriguée (19 % dans une parcelle carrée). D’autre part, le goutteà- goutte enterré permet l’apport d’engrais dans l’eau d’irrigation. Là aussi, les fertilisants sont localisés au niveau de la racine, et au moment où la plante en a besoin. Goutte-à-goutte enterré :l’expertise Netafim. De par ces avantages, un goutte à goute enterré est rentabilisé dans les premières années d’utilisation – son coût va de 2 500 à 5 500 euros/ha. Mais la conception Netafim permet une installation pour une durée de 20 ans : « Les gaines et goutteurs ont été conçus spécifiquement pour être enterrés, fait remarquer Loïc Debiolles qui détaille ses particularités : lorsque l’irrigation est coupée, la gaine se vidange automatiquement. Grâce au mécanisme spécifique des goutteurs anti-siphon, aucune intrusion de particules de terre à l’intérieur du goutteur ne peut avoir lieu. À l’inverse, si la gaine restait pleine d’eau, il y aurait des phénomènes d’intrusion racinaire, susceptibles de colmater les goutteurs.» De plus, ces goutteurs sont autorégulant : leur débit ne change pas, même si la pression varie dans la gaine. « Nous proposons d’ailleurs différents débits de goutteurs, selon le type de sol, laculture, etc. » Autre distinction chez Netafim : « Sur nos installations goutte-àgoutte enterrée, il y a un peigne (ou conduit) collecteur, en addition du peigne d’alimentation des gaines. Il vise, d’une part, à collecter les éventuelles impuretés qui auraient pénétré dans le réseau. D’autre part, il crée une circulation plus rapide de l’eau dans les lignes goutte-à-goutte, ce qui permet leur nettoyage. »

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