Le goutte-à-goutte fait surface

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Spécialiste de l’irrigation, Netafim propose désormais son goutte-à-goutte de surface aux céréaliers. Et si vous irriguiez vos maïs au bon endroit, au bon moment, tout en apportant la fertilisation ? Le stress hydrique sera alors supprimé, avec à la clé des quintaux supplémantaires !

 

Irriguer son maïs au bon moment, au bon endroit, avec la bonne dose tout en apportant de l’engrais : c’est aujourd’hui possible avec le goutte-à-goutte de surface. Fort de son expérience acquise à travers le monde, Netafim développe depuis quelques années cette solutions en Ukraine et en Angleterre, où les amateurs de ce concept sont chaque jour plus nombreux.
«Le goutte-à-goutte de surface possède tous les avantages de son cousin enterré, explique Loïc Debiolles, responsable développement agricole pour Netafim France. Seule différence : l’espacement entre chaque ligne est plus importante. En surface, nous installons une ligne tous les deux rangs. Pour le maïs semé à 80 cm d’écartement, les deux gaines seront distantes d’1,6 m.»
Comparé au systèmes d’irrigation classique (pivot ou canon), le goutte-à-goutte de surface permet en premier lieu d’économiser du temps, puisqu’une fois en place, le système fonctionne tout seul. «L’installation nécessite 2 personnes, prévient Loïc Debiolles. Elle a lieu lorsque le maïs atteint le stade 2-3 feuilles, ou après le dernier désherbage. Dès lors, elle reste en place jusqu’à la récolte, l’utilisateur n’a plus rien à déplacer ou à ajuster durant la période d’utilisation.»

95 % d’efficience contre 50 % pour un canon
Le goutte-à-goutte de surface amène également une économie d’eau. Avec un goutteur tous les 40 ou 50 centimètres sur la gaine, et des gaines bien réparties sur toute la surface, la parcelle va recevoir la quantité d’eau. Les pertes d’évaporation sont largement réduites, comparées à l’irrigation par aspersion. Les pertes par lessivage également, puisque l’irrigant règle facilement la quantité et la durée de l’apport d’eau selon les besoins de la plante. «L’apport peut même être totalement automatisé si l’exploitant utilise des sondes tensiométriques ou des capteurs d’humidité, confirme Loïc Debiolles. Au final, l’eau est bien mieux valorisée avec le goutte-à-goutte. Son efficience est de 90 à 95 %, contre 60 à 70 % pour un pivot et 40 à 50 % pour un canon.»
De par ces avantages, un  goutte-à-goutte de surface est vite rentabilisé. Son coût est de l’ordre de 1300 à 1500 euros par hectare la première année. Par la suite, seules les gaines sont à renouveler tous les ans, soit un coût de 500 €/ha environ.

Des rendements en hausse
Autre atout du concept : le rendement à la parcelle est amélioré. «En effet, toute la parcelle reçoit la même irrigation, tandis qu’avec un pivot, une partie de la surface est mal ou pas irriguée - environ 19 % dans une parcelle carrée», chiffre Loïc Debiolles.
En plus de cela, l’aaport d’eau régulier est largement bénéfique pour la plante : «contrairement au canon par exemple, ou il peut s’écouler une dizaine de jours entre deux passages, la plante reçoit de l’eau tous les jours si besoin avec le goutte-à-goutte. De cette façon, le stress hydrique disparait totalement. Sur du maïs par exemple, cela se traduit par une nette augmentation du rendement !»
Enfin, l’exploitant à la possibilité d’apporter de l’engrais directement via le goutte-à-goutte. La plante sera alors plus réceptive et valorisera mieux ce fertilisant.
«Avec tous ces effets combinés, il n’est pas rare de voir une augmentation de 5 à 10 q/ha en maïs, et ce dès la première année d’utilisation», conclut Loïc Debiolles.

 

 

Jean-Yves Barge,
exploitant à Genas (69)

«Une installation qui respecte le voisinage et la ressource»

«Le goutte-à-goutte de surface va nous permettre de mieux irriguer nos petites parcelles qui sont proches des habitations», se satisfait Jean-Yves Barge, agriculteur dans le Rhône. Déjà utilisateur du goutte-à-goutte enterré Netafim, il implante actuellement 11 ha de goutte-à-goutte dans 3 parcelles : «Le goutte-à-goutte enterré nous permet déjà d’économiser anviron 30 % d’eau par rapport à nos enrouleurs. Avec le goutte-à-goutte de surface, nous espérons le même gain d’eau. De plus, avec les canons, soit nous arrosions le voisinage, soit il y avait des manques. Avec le goutte-à-goutte, cette problématique disparait totalement. Dans nos petites parcelles, la totalité de la culture recevra la bonne quantité d’eau au bon moment.»

 

 

Cultivar
Juillet/Août 2014

 

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