Le mur végétal qui purifie l’air des parkings

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A la gare de Parrache à Lyon, la façade extérieur du parking en silo est recouverte de végétation. Un revêtement esthétique pour ce bâtiment de béton, mais pas seulement. Ce mur végétal de 590 m² possède aussi des vertus dépolluantes et sert de test grandeur nature à une nouvelle technologie mise au point par l’entreprise lyonnaise Canevaflor. L’air vicié du parking est aspiré, pulsé dans le support de culture des plantes, filtré et consommé par des bactéries particulièrement gourmandes qui s’y développent et rejeté, dépollué, dans le parking.
 

LA NECESSITE DE CHANGER LA LEGISLATION :
Depuis plus de deux ans, cette innovation fait l’objet d’une étude destinée à mesurer l’efficacité de cette dépollution naturelle. «Les résultats vont au-delà de nos espérances», vient d’annoncer Pascal Pélészézak, le PDG de la société. «On arrive à une épuration de 70 à 99 % selon le taux d’humidité», précise Anne Rondeau, qui a conduit l’étude. Les bactéries contenues dans le substrat des plantes vertes absorbent ainsi le CO2, les particules, les composés organiques volatils, ainsi que les particules des hydrocarbures rejetées par les transports.

Le mur végétal offre, en plus, des proproétés d’isolation thermique, en été comme en hiver, et phonique.  Il pourrait donc représenter un remède particulièrement efficace à la pollution urbaine, dans les parkings, mais aussi à la sortie des bouches d’extraction des tunnels et le long des grands axes routiers. «Il est en effet plus facile de traiter l’air urbain que de réduire la production de polluant», rappelle Anne Rondeau.

Mais pour généraliser cette technique, et la rendre efficace, encore faudrait-il changer la législation.
Gilles Buna, adjoint à l’urbanisme de la ville de Lyon, a écrit dans ce sens à la ministre de l’Environnement. La loi actuelle oblige effectivement à l’extraction de l’air pollué des parkings et des tunnels, mais pas encore à leur dépollution.

 


 

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